Champagné - Vol d’armes de guerre au 2e RIMa d’Auvours

Gratuit
Recevez toutes nos informations et actualités par Email.

Entrez votre adresse email:

Un Famas et une Minimi ont disparu lors d’un exercice de nuit mené par une section du 2e RIMa d’Autours. Une information judiciaire pour vol en réunion a été ouverte.

C'est pendant un exercice que les armes ont été dérobées.  AFPi PHOTO / François Navarro

C'est pendant un exercice que les armes ont été dérobées. AFPi PHOTO / François Navarro

Lors d’une manoeuvre de grande échelle concernant le 2e RIMa, une section constituée bivouaquait en fôret aux abords directs du camp. Dans la nuit du 10 au 11 décembre 2011, un vol d’armes de guerre a été perpétré au sein même du bivouac. Et chose extraordinaire, les deux gardes faisceau chargés de l’armement et de sa surveillance se sont tout bonnement endormis… Quand on sait que normalement, chaque soldat dort avec son Famas ou tout autre armement sur lui pendant la nuit, on se demande ce qui a pu provoquer la mise en faisceau. Toujours est-il qu’au matin, les militaires n’ont pu que constater qu’il manquait à l’appel réglementaire un Famas et une Minimi.

Une question se pose: à qui profite le crime?

Des chasseurs de champignons attirés par posséder un objet rare? Fort peu probable. Des militaires ou ex-militaires ayant connaissance de la manoeuvre et qui, par souci du collectionneur, voulaient garder un souvenir insolite, ou bien encore une commande d’armes faites à d’éventuels complices au sein même de la section?

Marsouin en exercice avec son Famas.  AFPi PHOTO / François Navarro

Marsouin en exercice avec son Famas. AFPi PHOTO / François Navarro

Une chose est sûre, pour opérer ce genre d’opération, il faut être à l’intérieur du dispositif ou bénéficier de complicité… La chose n’est tout de même pas aisée, pénétrer en pleine nuit un dispositif militaire, avoir assez de cran quand on sait ce que l’on vient chercher pour être à même de maitriser ou de réduire au silence quiconque empêcherait la mission d’aller à son terme, et enfin avoir prévu tout contretemps et avoir un itinéraire de repli et d’exfiltration un fois le coup de main effectué. Bref, il faut une grande habitude de ce genre d’intrusion et même si les deux marsouins endormis ont du faciliter les choses, il fallait quand même ne pas se tromper. Bilan 25 kgs de matériel militaire hautement sensible dérobés sans que personne n’ai rien vu. Pas commun…

Une information judiciaire pour vol en réunion a donc été ouverte le 19 décembre, alors qu’une enquête interne à l’armée avait déjà été diligentée. 400 marsouins ont fouillé méticuleusement les abords du campement et du régiment, les lacs ont été sondés et bien sûr rien n’a été retrouvé…

L’enquête est en cours….

F.N

  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »